artistes et invités
artistes
Massamba Gueye (Sénégal)
Massamba Gueye est un conteur, écrivain et professeur à Dakar. Il conte sur scène et publie des livres de contes. Massamba Gueye est également poète. Il travaille régulièrement pour la Radio Télévision Sénégalaise où il anime des émissions sur la poésie et le conte africain (“Contes et légendes” sur RSI mercredi et dimanche de 14h30 à 15h). Pédagogue il est en charge d’ateliers d’écriture (Maison de la Culture Douta Seck, Dakar) et accompagnateur pour : MODEL UNITED NATIONS. Massamba Gueye est membre de la commission scientifique de l’Observatoire de la Musique et de l’Art : O.M.A.R.T. Il est régulièrement invité par le Centre Culturel Français pour dire ses contes et donner des conférences.
Professeur Ibrahima SECK (Sénégal)
Sur la piste de la route des esclaves, du Sénégal jusqu’à la vallée du Mississipi, cet historien s’est spécialisé dans la connaissance des rapports unissant les cultures africaines et américaines, par le biais de l’esclavage mais aussi à travers la musique, aux origines de la culture du blues. Fondateur et directeur du Bouki Blues Festival, il est aussi coordinateur du jumelage entre Gorée et Saint-Martinville (Louisiane).
Lilyan KESTELOOT (Sénégal)
Lilyan Kesteloot est Directeur de recherches à l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de Dakar où elle travaille depuis de nombreuses années. Auteur entre autres de l’Anthologie négro-africaine, panorama critique des prosateurs, poètes et dramaturges noirs du XXe siècle (1967), elle a aussi publié un très grand nombre d’ouvrages et d’études savantes sur les littératures africaines et l’oralité.
Manféï OBIN (Côte d’Ivoire) : Yé koubê ou L’homme est un loup pour l’homme, mais...
Manféï s’interroge. Pourquoi les bons se font-ils toujours avoir ? Et pourtant, on dit souvent : “Un bien fait n’est jamais perdu”. Mais il peut se retourner contre vous, disent les Akyés : “Yé koubê”. Une succession d’histoires confirmeront ou infirmeront ces assertions avec des intermèdes musicaux.
Suzy RONEL (Guadeloupe) : Trace(s) d’Elles ou Man Nanne
Trace(s) d’Elles est une création où Suzy Ronel nous conte sa quête d’histoires fondatrices pour réparer, boucher les trous de nos mémoires de l’oubli, celle de la traite noire doublée de celle des femmes... noires, de leurs résistances. Man Nanne, l’ancêtre esclave et sa petite fille vont interroger les traces presque effacées, les pistes brouillées des ancêtres mythiques, héroïnes de légendes et d’histoires, M’boya déesse-mère, Makéda, Reine guerrière, Nanny, prêtresse et marronne, et Rosa, celle qui osa dire non... Dans ce long périple qui va de La Caraïbe à l’Afrique, aux Amériques, qui, de l’arrière grand-mère ou de la petite-fille, guide l’autre ? Qui trace le chemin ?
Diane Ferlatte
Née à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, Diane Ferlatte se souvient bien de ses années de jeunesse, assise devant la porte de la maison de ses grands-parents, où elle était captivée par les récits de famille remontant à l’époque de l’esclavage. Aujourd’hui reconnue dans le monde entier pour la qualité de son travail, Diane s’est rapprochée de ses racines, en se spécialisant plus particulièrement dans les récits afro-américains où l’on trouve de très nombreuses références à la Traite Négrière et à l’Esclavage.
Catherine ZARCATE (France) : L’ultime refuge
L’ultime refuge, c’est l’intériorité. Celle que justement, dans l’esclavage, l’autre veut casser, détruire, et qu’on réussit ou non à préserver. C’est la racine d’une résistance indestructible, le trésor qui fonde notre liberté. C’est la chambre d’Ayaz, le plan prévu par Shéhérazade, le rêve d’Antar, la royauté de Chico Rei… Catherine Zarcate raconte depuis 1980. Elle fait partie des pionniers du renouveau du conte.
www.catherine-zarcate.com
Sonia KOSKAS et Maurice DELAISTIER (France-Tunisie) : La Rose et le Pavot
Une petite fille face à un énorme chameau, Un bateau blanc qui entre dans le port de Bizerte, Des hommes et des femmes qui fuient, toujours vers l’Ouest, Un garçonnet qui fait rire sa classe à cause de son nom, Un homme qui marche dans la neige, Deux femmes, deux trains, une même époque, deux vies, Le feu, le sang, Des contes d’autrefois, Quelques mots de yiddish, deux ou trois phrases en arabe, Une musique – tour à tour chantée ou jouée au violon et à la guitare – où semblent se mêler les saveurs du gefillte fish et de la pkaïla...
Ben ZIMET (France-Sénégal)
Directeur du Festival, Ben Zimet a participé aux premiers festivals du conte, en France, en Europe et en Amérique. Ses créations théâtrales et musicales ont été accueillies sur les plus grandes scènes parisiennes (Bouffe du Nord, Théâtre de la Ville, Olympia, Centre Pompidou...). Toujours axées sur la transmission de la mémoire, elles ont fait le tour du monde. Avec ce second Festival du Conte et de la Parole, il renouvelle aujourd’hui un très ancien rêve africain.
Sani BOUDA (Niger)
Sani Bouda vit dans le désert du Niger. Un jeune conteur qui puise dans les racines de sa culture pour rapporter aux hommes d’aujourd’hui toute la sagesse des générations précédentes... à laquelle il ajoute la sienne. Sa vie est elle-même une véritable légende et on ne se lasse pas de l’écouter raconter l’histoire de ses scarifications, son enfance, la découverte de la ville, les traditions toujours vivantes... D’une grande générosité, il fait partager ses convictions, ses doutes, son expérience. Pour lui, le conte a un rôle social : il transmet l’enseignement et les valeurs culturelles.
Le “BELE” (Martinique)
Le bèlè (appelé aussi “Bel air” par les personnes de bonne éducation suivant la francisation du mot créole) est un genre musical dans lequel un chanteur mène la musique avec une voix qui porte, alors que se développe le dialogue entre les danseurs et le tanbouyè (joueur de tambour). Le chanteur est entouré de repondè (les répondeurs), personnes qualifiées et reconnues comme telles pour donner la réponse au chanteur, sans oublier l’assistance qui participe, elle aussi ! Avec Polo ATHANASE, authentique chanteur de bèlè martiniquais, une voix affirmée, puissante, au service d’une longue et riche expérience du chant bèlè, dans sa diversité.
Mimi BARTELEMY : «Soldats-Marrons» (Haïti)
Née en Haïti à Port-au-Prince, Mimi Barthélemy fait ses études supérieures en France avant de vivre pendant plusieurs années à l’étranger, en Amérique Latine, au Sri Lanka et en Afrique du Nord. Ainsi commence son chemin vers le conte lié à unequête personnelle sur son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Cette recherche l’amène d’une part à se rapprocher de la communauté haïtienne de France et d’autre part à entreprendre un long travail sur la voix, grâce auquel elle trouve accès à l’expression de sa mémoire. «Soldats-Marrons» est une évocation de l’histoire d’Haïti jusqu’à son indépendance en 1804. A travers les jeux, les souvenirs d’école et de vacances de la petite fille qu’elle a été, Mimi Barthelemy conte, danse, chante et célèbre l’esprit rebelle qui anime les enfants d’Haïti. Accompagnée du guitariste Serge Tamas, elle relate la victoire de Toussaint Louverture, Dessalines et les esclaves de Saint-Dominique sur leurs maîtres de l’époque. Mimi Barthelemy a gardé des îles la fougue et l’énergie. De sa langue créole, elle déstabilise la langue française et l’enrichit de mots, de structures, d’images nouvelles. Ses mots, qu’elle ne mâche pas, ont toujours saveur de cannelle et de citron vert, sans jamais sombrer dans le folklore de l’exotisme.
www.mimibarthelemy.com
Babacar Mbaye NDAAK (Sénégal)
Sans doute le plus incontournable, l’un des plus importants conteurs d’Afrique de l’Ouest aujourd’hui. Un maître de la parole. Le président de l’Association des conteurs du Sénégal (Leeboon ci leer) est un professeur d’histoire et de Géographie passionné par les arts du récit depuis son jeune âge. Il est né à Ngourane dans la province du Kajoor dans une famille de traditionnistes. Son grand père paternel ainsi que son père ont été des ténors de la généalogie. Il appartient donc à la grande famille des griots wolof dont les centres historiques sont : ndaat, mbelgoor, maareen. Il a passé sa petite enfance à Ngourane avant de s’installer à Dakar avec la famille. Entre la Gueule Tapée, Angle Mousse, Fass de Lorme, Point E et Guédiawaye, entre Saint Pierre Julien Eymard, l’école Fann Gueule Tapée, le Lycée Blaise Diagne et l’Université de Dakar, il a passé son enfance et sa jeunesse à lire, à essayer d’écrire et à faire du sport (il a été champion du Sénégal scolaire et universitaire du triple saut et de la longueur puis basketteur dans l’équipe du Dakar Université Club). Aujourd’hui après avoir sillonné le Sénégal pour écouter les sages, recueillir leur parole et en faire profiter ses élèves à travers un circuit pédagogique annuel (sur les traces de …) il parcourt le monde pour parler de l’homme, de l’Afrique, de l’oralité, aux enfants et à tous « ceux en qui il est resté un coin d’enfance ». Babacar Mbaye Ndaak a formé des générations de comédiens et de communicateurs. Il a encadré de grands artistes du Sénégal et révélé des talents.
http://www.leeboon-ci-leer.org/ndaak.html
Amadou KOUYATE (Sénégal)
Issu d’une famille de griots de Bamako, musiciens et luthiers depuis 13 générations successives, c’est auprès de son père, Mamadou Kouyaté*, originairede Tambacounda, petit village de l’arrière pays sénégalais, qu’Amadou Kouyaté fi t l’apprentissage de la kora et du chant épique. C’est ainsi que, grâce à son expérience du griotisme, Amadou Kouyaté est amené à chanter avec Youssou N’Dour, Toumani Diabaté... Ayant hérité de l’art de la lutherie, il fabrique lui-même ses instruments entre tradition et modernité. Sa musique trouve racine dans l’histoire de ses ancêtres. Elle est chargée d’un message de vie entre sagesse, joie et partage. * Mamadou Kouyaté était un personnage incontournable de la Kora. Il jouait le répertoire Mandingue pour les ignitaires et fût notamment en son temps le musicien «attitré» du Président du Sénégal Léopold Sédar SENGHOR. Il fut également le premier musicien africain à créer une école de kora. www.myspace.com/amadoukouyate
Alain JEAN-MARIE et Morena FATTORINI (Martinique/Suisse)
Le duo de la chanteuse Morena Fattorini et du pianiste Alain Jean-Marie (Prix Django Reinhardt en 1979, accompagnateur de Chet Baker, Sonny Stitt, Art Farmer, Johnny Griffin, Lee Konitz, Bill Coleman, Max Roach, Christian Escoudé, Dee Dee Bridgewater etc.) est un dialogue entre la mémoire musicale (chants baroques, airs d’opéra, Lied allemand, jazz, improvisation, polyrythmies afro-américaines et caribéennes...) et la création musicale. Le pianiste improvise des accompagnements à partir de grilles harmoniques, de modes, comme dans la tradition de la musique afro-américaine. Tantôt la voix chante en respectant l’écriture de la ligne mélodique autour de laquelle se déploient des variationsharmoniques et des contre-chants réinventés à chaque concert (Amarilli, Danza danza). Tantôt la voix et le piano improvisent ensemble (comme dans les pièces originales, dans Incantation Afro blue, ou dans l’Habanera improvisée à partir d’une citation de Manuel de Falla). Le récital, qui se présente sous forme de cycles commence comme un « tour de chant classique », progressivement des compositions originales sont introduites. Suivent des récitations chantées, des mélodies jazz, des thèmes aux couleurs latines. Chaque concert est un événement unique qui repose sur l’équilibre entre les formes reconnaissables et les formes inconnues nées de l’instant et inspirées par la démesure de l’improvisation.
www.morena.fattorini.free.fr
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